Chers ami(e)s,

encore quelques jours et nous arrivons à la fête de Pessah. Pendant le rituel de cette fête, le Seder, nous nous remémorons avec déférence la sortie d’Égypte et méditons le chemin parcouru jusqu’à aujourd’hui.
Pour beaucoup, le destin du peuple juif s’est aussi joué à ce moment-là.

Cette dernière considération me renvoie curieusement à une conversation très récente que j’ai eue avec un vieil ami à moi: Jake F. Stanzas (F. pour Flinch).
Suite au récit sur « Madagascar mon amour » de Papiche l’Artiste (les pérégrinations d’un juif français aux temps des colonies), Jake et moi en sommes venus à débattre d’une question ô combien philosophique.
De prime abord, outre l’analogie historique, rien ne relie la Sortie d’Égypte à la rencontre de mes arrière-grands-parents au 19ème siècle dans une île lointaine de l’Océan Indien.
Mais à y regarder de plus près, les deux histoires semblent avoir un point commun: le destin.
Et l’ami Jake de me déclamer:
« Qui, à propos d’un évènement, n’a jamais prononcé l’expression: « c’était écrit »?
Qui n’a jamais eu le sentiment, une fois dans sa vie, qu’une rencontre n’était pas le fruit du hasard?
Qui, un jour, n’a jamais eu la tentation de chercher une réponse dans les constellations du zodiaque?
Qui n’a jamais ressenti un souffle supérieur défier les lois de la rationalité? »

Le sieur Jake, qui a toujours été très tranché dans ses positions, m’affirme que les signes du destin ne sont en réalité que des interprétations cognitives « après coup ». Rien n’est plus accommodant en effet pour le cerveau humain d’entériner une vérité une fois l’occurrence produite.
D’autant plus lorsque l’adaptation rend l’histoire encore plus belle…

Selon Jake, il en va de même pour la superstition qu’il considère – je le cite – comme une insulte à l’intelligence. Elle est du même ordre, me dit-il, que la croyance en la destinée: mais chronologiquement « avant » l’évènement. Il estime enfin qu’au tréfonds de nous-mêmes, nous sommes en réalité tous en accord avec sa thèse mais que l’être humain préfère de loin – et depuis toujours – détourner le regard et adapter la réalité à sa conception subjective du monde. Il cite volontiers ce que Boris Cyrulnik appelle « la relation de cause à effet abusive », à savoir l’exemple particulièrement effroyable du rituel des Aztèques consistant à sacrifier des enfants pour qu’il pleuve.

Que puis-je en penser?

Jake a peut-être raison dans son assertion aux accents d’aphorisme, mais ce qui lui manque – ne lui en déplaise – c’est tout simplement un peu de romantisme. Je ne parle bien évidemment pas du terrible cérémonial aztèque, mais de l’idée du destin comme d’une abstraction poétique, où la coïncidence serait, comment dirais-je, « presque fortuite ».

Jake F. Stanzas est sans doute mon meilleur ami, mon alter ego, et cela depuis toujours.
Et comme il aime à me le répéter (normalement en latin, mais je vous en fais grâce) :
« De la possibilité d’une chose, on ne doit pas conclure à son existence ».

Il sera bien entendu à mes côtés, auprès de mes parents, de mes enfants et de ma compagne le 30 mars prochain pour célébrer le Seder.

Permettez-moi maintenant de vous rappeler ce que vous trouverez chez nous pour agrémenter votre table de Pessah : nos petits pains à la farine de matzot «Matzebrotjes», notre gefilte fish, nos harengs gras, nos kneidleh et mandlen pour le bouillon, nos entrées: foie haché, nos caviars: d’aubergines, de poivrons, d’olives, notre tarama, etc… nos charcuteries: pickel fleich, pastrami, dinde fumée d’Israël, saucisson à la graisse d’oie, gendarmes, cornichons du tonneau et raifort.
nos spécialités sucrées: aux amandes bien sûr, nos célèbres macarons, croissants, croquets, et babka,
Mais aussi nos autres macarons à la noix de coco, nos pâtisseries spécifiques au matzemehl ou à la fécule : lekeh au citron ou au chocolat, nos nombreuses variétés de petits fours, nos fameuses madeleines de Pessah, gâteaux au fromage, aux pommes, ainsi que nos tartes avec leur décor de fête.
Vous comptant parmi mes plus fidèles clients, je souhaite que votre satisfaction soit parfaite et que rien ne manque à votre attente. Aussi, je vous suggère de nous communiquer vos commandes à l’avance afin que nous les tenions à votre disposition.
J’espère avoir, cette année encore, le plaisir de vous rencontrer et de vous apporter, avec toute mon équipe, les meilleurs conseils et la plus grande attention.

Dans l’attente de vous revoir, recevez, mes chers amis, l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.

Sacha Finkelsztajn

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