Chers amis,

dans le courant de l’année dernière, un article remarquablement écrit dans le Huffington Post avait retenu mon attention. Celui-ci s’inscrivait dans le contexte, malheureusement toujours d’actualité, des attentats sur notre sol européen. Il proposait une réflexion sur l’enchaînement pervers d’évènements et de circonstances, entraînant occasionnellement une société dite «civilisée» vers l’écueil de la plus inconcevable barbarie.

L’homme derrière cet article n’était autre que Boris Cyrulnik. Je vous invite à en faire la lecture à travers le lien ci-après.http://www.huffingtonpost.fr/boris-cyrulnik/radicalisation-religions-terrorisme_b_11512470.html

Curieusement, la clairvoyance de son analyse sur certaines facettes de l’humanité m’a amené à m’interroger sur la religion – les religions – et implicitement sur la croyance en Dieu. Depuis que l’espèce humaine regarde vers la voûte étoilée, toutes religions confondues, les choses s’articulent peu ou prou de la manière suivante:

le croyant sait que Dieu existe, l’athée sait que Dieu n’existe pas, et l’agnostique enfin ne sait pas si Dieu existe: il sait juste qu’il ne sait pas*. Au moins dans les deux premiers cas, le verbe «savoir» me semble symptomatiquement être la pierre angulaire de l’appréciation, mais aussi et surtout la pierre d’achoppement.

Et la question suivante d’être: est-il raisonnable d’être aussi sûr de son fait?… Je sais, vous me direz qu’il n’est pas question ici de « raisonnabilité » (vous me pardonnerez ce barbarisme), mais de foi. Justement, autodafé ne signifiait-il pas littéralement «jugement sur des matières de foi» pendant l’inquisition espagnole?… De nos jours, même si la démocratie est une notion partagée comme jamais auparavant dans l’Histoire de l’humanité, les dogmatismes religieux semblent inexorablement stigmatiser nos convergences, exacerber nos différences. « On a raison et ils ont tort » semble être leur seul et unique modus vivendi. Heureusement, un jour, on a inventé la notion de laïcité. Et dire que certains trouvent matière à critiquer….

Mais je m’égare. Mercredi 20 septembre au soir, nous fêterons la nouvelle année 5778, et je me réjouis d’avance de pouvoir vous souhaiter le meilleur à cette occasion. Et comme à l’habitude, voici un petit rappel de ce que nous vous proposons:

Les halès et les koïlich, pains au cumin et razewane, nos gehakte leber, gehakte herring, schmaltz herring, pickel fleich, pastrami, langue de bœuf et cornichons au tonneau, nos pirojkis, krepleh et gefilte fish ainsi que nos trois variétés de tarama et nos caviars d’aubergines, d’olives et de poivrons.

Pour vos desserts nos différentes variétés de gâteaux au fromage, l’apfel et le mame strudel, les roulés au pavot, aux noix, au chocolat, au café ou aux framboises, ainsi que nos lekehs, honeck lekehs, nos babkès, nos mandelbroït et nos petits fours, sans oublier nos mokas et glacés.

La haute qualité des matières premières que nous utilisons et la fraîcheur quotidienne de nos produits assureront la satisfaction de vos convives et la réussite de votre réception.

Pour que votre satisfaction soit parfaite et que rien ne manque à vos attentes, pensez à nous communiquer vos commandes à l’avance. Nous les tiendrons à votre disposition ou vous les livrerons selon votre souhait. Sachez toutefois que les livraisons s’effectueront dans les limites de nos possibilités.

Dans l’attente de vous accueillir, je vous réitère mes meilleurs souhaits pour l’année à venir, et vous prie d’agréer, chers amis, l’assurance de mes sentiments les plus dévoués.

 

                                                       Sacha Finkelsztajn

* (Merci à Raphaël Enthoven pour cette élégante formulation).

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